Smaller, Faster, Clever, le succès était aussi de la partie

Le 13 Octobre 2016 a été marqué par la journée annuelle de la Chaire Big Data & Market Insights portée par Talel Abdessalem. L’évènement, qui s’est déroulé dans les locaux de Télécom ParisTech, a été séparé en deux parties distinctes. Dans un premier temps, les tutoriels et discours de la journée concernaient les chercheurs et partenaires industriels de la Chaire afin de favoriser les échanges entre eux. La seconde partie, elle, débutait à partir de 16h et laissait les portes ouvertes à l’ensemble du public et des visiteurs qui sont venus nombreux pour remplir le plus grand amphithéâtre de l’école. Le programme de cette fin d’après-midi débutait avec un exposé du Chief Digital Officer de Total Gilles Cochevelou, suivi d’une table ronde avec la participation de représentants de grands groupes comme Voyages sncf.com et Total, et la présence de start-up tels que SNIPS, Safety Line et DCBrain.

Gilles Cochevelou, Chief Digital Officer, Total

Gilles Cochevelou, Chief Digital Officer, Total

Gilles Cochevelou a axé son discours sur l’impact du Digital au sein d’un groupe industriel. A l’heure où de nouveaux modèles économiques se dessinent à grande vitesse, quelle plateforme disruptive serait capable de devancer Total et comment ? Quelles actions sont à mettre en œuvre pour anticiper ce risque et le maitriser ? L’innovation ressort alors dans son discours comme l’enjeu principal sur lequel Total doit se positionner en privilégiant les relations avec les start-up et en développant ses propres incubateurs et studios d’innovation pour favoriser la créativité et la recherche en interne.

Sur le terrain, le digital concerne directement chez Total plus de 200 ingénieurs qui analysent les données relatives aux sous-sols et aux réservoirs de pétrole à exploiter. Ce sont à partir de ces renseignements que l’on va pouvoir évaluer la quantité de pétrole qui peut être remontée à la surface. Avec une moyenne de 30 à 35 % de pétrole exploitable dans un réservoir naturel, ce sont des millions d’euros qui sont en jeu dans la véracité des données analysées.

Le Digital et ses transformations sont des éléments essentiels dans la structure du groupe. Mais cela doit tout de même rester une « technologie au service de l’humain et non l’inverse », tels sont les mots qui ont clôturé son discours.

bdmi-day-2016-10Puis, ce sont les cinq membres de la table ronde qui ont pris place sur scène pour débattre de la dynamique des relations entre les start-up et les grands groupes en transition vers le digital. Parmi les éléments importants qui sont ressortis de ces échanges, les start-up s’accordaient à dire que les incubateurs, les levées de fonds et autres dispositifs mis en place favorisaient les partenariats et rendaient les chargés d’innovation des grands groupes plus identifiables et accessibles. C’est le cas notamment de Safety Line, représenté par son CTO Karim Tekkal, qui insistait sur les nombreuses solutions pour favoriser les rapprochements avec les grands groupes dans le domaine de l’aviation.

Comme autre exemple significatif, la start-up SNIPS, représentée par son COO Yann Lechelle,  a déjà collaboré avec la SNCF en tant que laboratoire de Recherche et Développement afin d’apporter une réponse toujours plus pertinente aux besoins des clients du groupe en combinant diverses données personnelles.

Du coté des grands groupes représentés, tous soutenaient les efforts des start-up car ils ont conscience de leur importance et de leur potentiel dans un écosystème encore en construction. Michel Lutz (Group Data Officer chez Total) et Benoit Bouffart (Directeur Produits, expérience client et accélération chez voyages-sncf.com) ont notamment salué les investissements de leurs entreprises respectives dans l’incubation de start-up et dans leur développement au sein de leur structure.

Le débat s’est également porté sur l’intérêt de chacun des partis dans ce type de relation : entre les grands groupes qui ne souhaitent pas investir tant que la start-up ne répond pas véritablement à leurs besoins, et cette dernière qui a besoin d’être rémunérée pour vivre, Arnaud de Moissac de chez DCBrain et Benoit Bouffart ont longuement échangés sur cette problématique, concluant d’un commun accord que la relation de départ devait être actée par des conditions bien précises.

Les échanges se sont poursuivis autour d’un cocktail pour prolonger encore un peu cette journée riche en enseignements. L’occasion aussi pour les speakers de tenir un discours plus poussé sur les sujets de la journée dans le cadre d’une interview individuelle filmée. Toutes sont disponibles en dessous de cet article.

 

 

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